Débouchés professionnels après un CFPM

April 19, 2016

Le musicien professionnel, vit de son instrument. Et ce n’est pas toujours facile ! Pour trouver des engagements, il faut d’abord se faire un nom. Courir les auditions, les maisons de disques ou jouer dans la rue ou le long des couloirs du métro est le lot quotidien de beaucoup de musiciens en début de carrière.

Bien sûr, le musicien professionnel doit faire preuve de sensibilité artistique, d’une bonne oreille et être doué pour son instrument. Mais cela ne fait pas tout. Pour créer la magie propre à la musique, il faut savoir être généreux, avoir du charisme et donner au public le meilleur de soi. Pour progresser, le musicien professionnel est aussi rigoureux et régulier dans son travail. Pour finir, le sens de l’organisation et un moral à toute épreuve permettent de persévérer et d’avancer.

Le métier de musicien professionnel

“Quand je suis arrivé à Paris, fin des années 90, c’était dur, se souvient Freddy, pianiste, guitariste, harmoniciste et trompettiste, entre autres, mais toujours du jazz ... Certains patrons de salle peu scrupuleux m’ont exploité pour une bouchée de pain en m’assurant que c’était partout pareil. Mais loin de se décourager, il faut multiplier les petites scènes, courir les festivals, les cabarets pour se faire remarquer. Une grande partie des prestations se trouve grâce au bouche à oreille.”

En attendant de rencontrer les bonnes personnes et ou tout simplement le succès, de nombreux musiciens se diversifient et enchaînent les “petits boulots” pour arrondir leurs fins de mois. Certains donnent des cours, d’autres jouent pour des génériques de pub, des films ou accompagnent des chanteurs. Mais le but du musicien professionnel reste de trouver son public.

 

Musicien, un vrai métier

Malgré toutes ces difficultés, la profession de musicien est trop souvent considérée comme une distraction, un loisir. Pourtant, ne s’improvise pas musicien professionnel qui veut. Il y a beaucoup de travail derrière une chanson bien exécutée. “J’ai dû répéter pendant des heures pour parvenir là où je suis aujourd’hui. On ne devient pas professionnel en se tournant les pouces, avertit Freddy. Il faut acquérir un savoir-faire. Un morceau n’est pas une récitation. Même si ce n’est pas moi qui l’ai écrit, j’essaie d’y mettre ma personnalité pour qu’il se dégage une interprétation propre. Chaque artiste a une particularité, une façon d’interpréter personnelle, on est tous différents : C’est ce qui crée la magie de la musique.”

 

Formation au CFPM

Les différents partenariats avec notamment les salles de concerts permettent aux étudiants de travailler et d'interpréter des œuvres de tous les répertoires dans le secteur des musiques actuelles en milieu professionnel et encadrés par des musiciens professionnels.

 

Chaque étudiant a la possibilité de réaliser un projet personnel (organisation de concert, invitation d'artistes, découverte des métiers du spectacle...). Ces actions sont réalisées grâce à une très grande variété d'instruments pratiqués par les étudiants : instruments amplifiés tels que la guitare et la basse électriques ou encore la batterie mais aussi piano, cuivres, ...

 

La formation est complétée par stages en entreprise dans des dizaines d'entreprises partenaires.

Quelles ressources pour circuler dans plusieurs univers ?

 

1 – Compétence musicale

Il faut bien jouer pour ce que l’on demande de faire. Le musicien de bal n’a pas la même compétence que le soliste d’orchestre. Il s’agit de deux compétences différentes qui ne sont pas interchangeables. Il faut trouver le bon positionnement : une compétence générale pour circuler et une spécialisation pour ne pas être remplacé.

Le marché du travail est extrêmement tendu. Il faut avoir une stratégie d’entrepreneur avec des compétences acquises sur le tard : gestion, comptabilité, juridique, etc… Ces compétences peuvent provoquer lassitude et/ou faillite et sont souvent la cause de fracture de trajectoire.

 

2 – Ressources réputationnelles

Le rôle du diplôme est différent dans le secteur de la musique en comparaison avec d’autres secteurs (diplôme d’ingénieur, …). Le poids du diplôme est moins important. La réputation émerge de la pratique sur le marché du travail. La recommandation est très présente (expérience travail, employeur, musiciens, etc…). La circulation d’information se fait par les réseaux en place.

 

3 – Les réseaux

Il existe une logique informelle et interpersonnelle : ponctualité, fiabilité et renvoi d’ascenseur avec engagement de réputation. On ne recommande pas un « tocard ». Les réseaux sont très différents selon les secteurs (classique, jazz, musiques actuelles). Il faut donc faire un choix rapidement sinon on risque l’effondrement. Le chanteur doit résister pour ne pas être choriste…

 

Insertion sur le marché de l'interprétation

 

Le marché du travail est non homogène. La première opposition est la différence entre musique savante et musiques actuelles (populaires). La deuxième opposition est entre l’intermittence et la permanence. Par exemple, il y a peu de musiciens populaires permanents. La carrière de musicien est un parcours pendant lequel on compose et on décompose son portefeuille d’activité. Au début, on est dans une logique d’attrape-tout pour expérimenter ou simplement pour gagner sa vie. Et on se dirige progressivement vers une stabilisation du portefeuille d’activité (principal et secondaire). L’insertion professionnelle du musicien va jusqu’à cette stabilisation (par opposition à l’accès à l’emploi permanent). Il s’agit de faire coïncider la contrainte et ce que l’on souhaite. La définition du souhaitable ne se fait pas dans un temps dichotomique. L’élaboration et la réalisation sont très progressives. Aimer son destin possible et souhaitable se rapproche du processus d’apprentissage. Ce que l’on peut faire et ce que l’on aime. Découvrir le métier et progressivement trouver sa place.

 

Donc la formation doit permettre d’expérimenter le plus de choses possibles. La recomposition du portefeuille d’activité entraîne une spécialisation progressive.

 

Insertion professionnelle après le CFPM

 

On constate un fort taux d’accès à l’emploi dont 60% en moins de 3 mois et 56% dans le secteur musical (enquête auprès des anciens élèves).

 

 

Sources : 

CFPM FRANCE

http://www.e-orientations.com/metiers/musicien-professionnel

 

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